La lutte contre le harcèlement à l’école, une avancée pour les victimes

Un questionnaire anti-harcèlement a été déployé dans tous les établissements scolaires français, du jeudi 9 novembre 2023 et jusqu’au 15 novembre, dans le but d’évaluer le nombre de victimes de harcèlement à l’école et d’établir des statistiques, de faire un état des lieux. Les dernières avoir été faites l’avaient été en 2011 !

Il a été élaboré par des spécialistes reconnus de l’enfance, tel que Marcel Rufo (pédopsychiatre, professeur d’université-praticien hospitalier émérite et écrivain français), Éric Debarbieux(pédagogue) et Nicole Catheline (pédopsychiatre).

Cette journée du 9 novembre est désormais la « Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école ». Le harcèlement est reconnu comme étant un délit :  un élève reconnu coupable de harcèlement scolaire peut être puni de 5 ans de prison et 7.500 euros d’amende (réfléchissez donc à 2 fois avant d’embêter un camarade, vous gâchez non seulement sa vie, mais 5 ans de la vôtre).

Ainsi, le ministre de l’Éducation nationale : Gabriel Attal, défend cette volonté en précisant que le questionnaire est anonyme. Les victimes peuvent donc s’exprimer en toute liberté. Cela favorise l’honnêteté des élèves, moins confrontés à la peur d’être ciblés, pour telle ou telle réponse.

Concernant le temps du questionnaire, il a été pour ma classe très rapide. Cependant, il y a, si besoin, deux heures banalisées pour donner le temps aux élèves de répondre.

C’est en réalité une grille d’auto-évaluation. Afin que tout élève puisse répondre de manière claire, et sans hésitation, le questionnaire est adapté au niveau scolaire. En effet, 33 questions sont proposées aux enfants du CE2 jusqu’au CM2 contre 44 pour les collégiens et lycéens dans les thèmes suivants : Avant d’aller à l’école, À l’école, Sur internet ou les écrans et de manière générale comment on se sent. On coche une case en fonction de l’intensité à laquelle on estime le fait évoqué :

1= jamais ; 2=parfois, 3=souvent ou 4=très souvent.

Il est à noter que cette mesure ne dépasse pas la terminale.

PRÉVENTION

 Que l’on soit VICTIME, ou TÉMOIN, il est important d’en parler pour changer la situation. De nombreuses personnes perdent la vie chaque année à cause du harcèlement et du cyberharcèlement. Le numéro d’alerte est le 30 20, et les personnes auxquelles vous faites le plus confiance peuvent également vous venir en aide. Vous pouvez faire des signes, écrire un mot, appeler, n’hésitez pas à exprimer vos ressentis, vos besoins à votre manière car vous méritez que l’on vous soutienne dans cette période, et surtout que l’on vous montre votre vraie valeur dans ce monde.

De même, si l’on est HARCELEUR il est important de se rendre compte de ses actes. Les mots comme les gestes peuvent être violents, il faut alors réfléchir à l’ampleur qu’ils peuvent prendr en s’assurant de ne pas offenser et blesser la personne. Il est possible qu’un HARCELEUR souffre de l’être puisque les harceleurs sont parfois simplement des personnes qui ont des difficultés à gérer leurs émotions, qui ont un manque de confiance en eux et donc qui pointent les faiblesses des autres par peur que l’on voit les leurs, voire  qui ont été harcelés auparavant. Evidemment, cela ne justifie pas leur acte, seulement, ils ont besoin certainement eux-mêmes d’une aide morale.

Rime, élève de 1ère